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La vie du staretz saint Séraphim
de Sarov (1759-1833) est devenue très populaire, même
en Occident. «Bien avant la canonisation officielle,
la vox populi avait béatifié cet homme chaussé d’écorce
de bouleau, vieillard aux traits sévères et fins, aux
yeux d’un bleu limpide, disant à ceux qui venaient à
sa rencontre: «Bonjour, ma joie!» et ajoutant: «Le Christ
est ressuscité!» (Épilogue, p. 131).
Ami des enfants et des bêtes, bon
pour les repentis et exigeant pour les endurcis, préférant
la solitude mais acceptant finalement les visites pour
le bien de ses hôtes, sans parler des innombrables miracles
qu'il a opérés et des nombreuses visions dont il a bénéficié,
il a tout pour séduire, mais, ce qu'il a cherché avant
tout, c'est ramener à Dieu ses frères et sœurs en humanité.
Selon sa biographe, il aimait répéter
ces paroles du Christ:«Venez à moi, vous tous qui êtes
fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos. Prenez
mon joug sur vous… car je suis doux et humble de cœur;
et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug
est doux et mon fardeau léger (Matthieu 11, 28-30).»
«Des milliers de malheureux accourus à Sarov voyaient
au bout de leur pénible route terrestre s'entr'ouvrir
le portail lumineux du Royaume des Cieux» (p. 114).
«Quand l'homme contemple au-dedans
de lui cette lumière éternelle, il oublie tout ce qui
est charnel, s'oublie lui-même et voudrait se cacher
au plus profond de la terre afin de ne pas être privé
de ce bien unique – Dieu» (Saint Séraphim, Instruction
spirituelle, p. 192).
2004 | 265 pages | ISBN
2-85589-011-X - OC | 19 Euros
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